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mardi 11 avril 2017

Je suis Copte

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Je dénonce la pusillanimité de nos politiques. Anne Hidalgo a éteint la Tour Eiffel en signe de solidarité pour les victimes de l'attentat de Stockholm. Fort bien. Mais elle a omis de l'éteindre pour les victimes chrétiennes coptes massacrées dans leurs églises lors des célébrations du culte des Rameaux. Il faut bien reconnaître que la plupart de nos politiques se fichent royalement du sort des chrétiens en général et ceux du Proche-Orient en particulier. Il ne faut surtout pas stigmatiser les fidèles de la "religion d'amour, de tolérance et de paix" au nom de laquelle on persécute les juifs et les chrétiens dans le monde, y compris en France. J'ai honte pour notre pays. Mais j'exprime ma plus vive sympathie à mes frères et soeurs dans la foi, persécutés parce que chrétiens. Mes prières les accompagnent.

vendredi 20 novembre 2015

Le marché de la Honte !

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Les sinistres tueries commises à Paris par les islamistes amènent les responsables municipaux à s'interroger si l'on peut encore organiser des fêtes ou des rassemblements. A juste titre d'ailleurs. Et je ne blâmerais aucun maire qui déciderait d'annuler telle manifestation publique.

La question s'est posée également à Strasbourg quant à la 445ème édition cette année du marché de Noël. La question est pertinente, vu qu'un attentat avait déjà été déjoué en décembre 2000 contre ce même marché.

Le maire a donc tranché : il sera maintenu, mais en partie seulement. Le marché sera composé uniquement de commerçants. La crèche vivante est supprimée, ainsi que le marché « Off », axé sur l’économie sociale et solidaire !

Je m'interroge : une crèche vivante, symbole "chrétien" serait une insulte aux musulmans et pourrait exciter quelques criminels qui déchargeraient leur kalach sur un homme, une femme, une poupée dans la crèche, un boeuf et un âne ! Idem pour le marché "Off" : la solidarité et l'action sociale pourrait irriter ces criminels au plus haut point et mettre en danger ceux qui s'y aventureraient. Mais pour les commerçants, le risque doit être minime !

Conclusion : Business is welcome, exit le spirituel, le social et le solidaire ! Les chrétiens n'ont qu'à se recueillir chez eux et les pauvres peuvent crever, pourvu que les commerçants fassent leurs affaires ! Les laïcards de tous bords peuvent se frotter les mains : le marché de Noël ne comporte plus que les marchands du temple !

Je suis dégoûté, scandalisé, c’est à vomir !

mercredi 4 février 2015

L'Histoire des baptistes

Comme suite au billet précédent, voici un aperçu historique des baptistes.

1. L'origine des Baptistes :

Si le qualificatif "baptiste" n'apparaît qu'au 17ème siècle, on peut dire de ces églises qu'elles sont un fruit des Réformes du 16ème siècle. En effet, c'est à cette période que naquirent en Angleterre, en réaction aux actes d'uniformité pris par le roi Édouard VI en 1549 et la reine Élisabeth en 1559, les églises congrégationalistes d'où sortiront les églises baptistes.

j-smyth.jpg Les non-conformistes anglais à l'origine de ces communautés refusaient le système paroissial en vigueur et insistaient sur la liberté d'adorer et de servir Dieu indépendamment du décret d'un souverain. Pourchassés par l'Église anglicane, ces hommes trouvèrent refuge en Hollande où ils purent développer leur conception congrégationaliste de l'Église selon laquelle c'est l'assemblée locale des croyants qui est l'Église. Grâce à des contacts avec des mennonites, ils adoptèrent la conception anabaptiste du baptême qu'ils pratiquèrent d'abord par aspersion, puis par immersion comme le font toutes les Églises baptistes aujourd'hui. John Smyth s'est ainsi fait baptiser avec quelques autres en 1608 et a fondé la première assemblée baptiste en 1609 à Amsterdam. Un de ses amis, Thomas Helwis, retourna en Angleterre et y fonda la première Église Baptiste en 1612.

En raison des persécutions, les Baptistes émigrèrent avec d'autres en Amérique du Nord et implantèrent de nombreuses Églises selon leurs convictions. Parmi les premiers émigrés figure un certain Roger Williams, pasteur à l'origine de plusieurs Églises et fondateur en 1639 de la colonie de Providence dont il fera un lieu d'accueil ouvert à tous les hommes quelque soit leur credo. Il fut - à travers de la colonie de Rhode Island qu'il fonda en 1643 et qui deviendra l'un des treize états de l'Union au moment de l'indépendance des États-Unis - l'inspirateur des articles sur la tolérance religieuse et la liberté de conscience dans la constitution des USA.

C'est au moins pour partie l'explication de l'importance numérique des Baptistes aux USA aujourd'hui : 32,6 millions en juillet 1997 selon les statistiques de l'Alliance Baptiste Mondiale.

2. L'Histoire des Baptistes en France :

La première Église Baptiste française est créée en 1820 à Nomain (Nord). Le mouvement essaimera d'abord modestement dans la région du Nord, la vallée de l'Aisne et la vallée de l'Oise. En 1834, l'œuvre baptiste s'implante en Bretagne avec l'arrivée à Morlaix du pasteur gallois John Jenkins.

A partir de 1836, les Baptistes s'organisent (ouverture d'une école pastorale à Douai, adoption d'une confession de foi commune ...) avant d'être sévèrement tracassés, à partir de 1852, par la Puissance publique et les autres églises.

Le dernier quart du 19ème siècle verra une expansion encourageante qui permettra aux églises francophones (environ 30 communautés entre la France, la Belgique et la Suisse) de s'organiser plus efficacement.

En 1910, lors de sa création, la Fédération baptiste compte dix églises constituées. En 1913, 15 pasteurs sont à l'œuvre, 28 lieux de culte rassemblent 833 membres baptisés et 827 enfants fréquentent l'école du dimanche. En 1937, la Fédération crée la Mission Intérieure Baptiste (MIB) dont le but est d'implanter de nouvelles églises dans les lieux où il n'y en a pas encore.

Entre 1946 et 1960, 20 nouvelles communautés sont créées dans plusieurs grandes villes (Lyon, Grenoble, Strasbourg ...). Une nouvelle étape de croissance s'amorce au cours des années 70 : entre 1976 et 1984, le nombre d'églises est passé de 46 (rassemblant 2300 membres) à 71 églises (rassemblant 3800 membres baptisés). Depuis, plusieurs églises sont encore venues grossir nos rangs soit par implantation pionnière (Pau, Limoges, Menton, Sens, La Rochelle ...), soit par essaimage (Créteil, Morsang-sur-Orge, Aubergenville ...), soit par accueil d'églises extérieures (Bourges, Nîmes, Colmar ...). Aujourd'hui, la Fédération compte 128 églises et environ 8000 membres baptisés sur profession de foi (chiffres actualisés en 2015).

Trois facteurs expliquent la progression du nombre d'Églises baptistes depuis la dernière guerre :

  • Une stratégie d'implantation de nouvelles églises en partenariat avec des sociétés missionnaires baptistes des États-Unis, de Suède et de Grande-Bretagne.
  • L'impact du renouveau charismatique sur nombre d'églises au début des années 70 qui a apporté un nouveau souffle dans nos rangs au point que la moitié de nos communautés peuvent être aujourd'hui considérées comme charismatiques.
  • L'adhésion de plus en plus fréquente d'Églises créées d'abord de façon indépendante.

mardi 3 février 2015

Les Baptistes, quésaco ?

On me pose de temps en temps cette question : "qu'est-ce que les baptistes ?" Parfois de façon plus rude : "c'est quoi cette secte ?" Je réponds donc à cette question en publiant un

Texte émanent de la commission d'Histoire de la Fédération des Eglises évangéliques baptistes.

"Baptiste" était au 17ème siècle un sobriquet donné à des Églises issues de la Réforme qui ne pratiquaient pas le baptême des nourrissons, mais exclusivement celui de personnes professant personnellement leur foi en Dieu (Père, Fils et Saint-Esprit). C'est encore notre pratique aujourd'hui et nous croyons que c'était celle des premiers chrétiens.

Nous sommes attachés à l'indépendance de l'Église locale, tout en vivant une certaine solidarité avec les autres.

Nos convictions

Outre leur attachement aux principes bibliques de la Réforme protestante, les Églises baptistes insistent sur :

  • Le baptême des croyants :

Le croyant est appelé à confesser publiquement sa foi par le baptême qui est pratiqué sous la forme de l'immersion. Généralement suivi par l'admission dans l'Église locale, il est en tout cas une des conditions requises pour en avoir la qualité de membre. Nous le comprenons comme un acte symbolique qui manifeste de manière visible la réalité de l'œuvre de salut de Dieu et de l'union du croyant à Jésus-Christ dans sa mort et sa résurrection.

  • L'autonomie de l'Église locale :

Représentation concrète et visible, là où elle est implantée, de l'Église universelle, corps du Christ, l'Église locale est indépendante de toute autre autorité que celle de Jésus-Christ et est appelée à assurer son fonctionnement de façon autonome. Pour ce faire, tous les membres de la communauté, associés dans un engagement volontaire, mettent en œuvre les dons qu'ils ont reçus, sous la conduite du Saint-Esprit et pour l'utilité commune.

  • L'importance de l'évangélisation :

Une de nos grandes convictions est que nul ne naît chrétien, mais que chacun est appelé à le devenir par la foi personnelle en Jésus-Christ. C'est seulement par la conversion au Christ que l'homme peut connaître une vraie libération. C'est pourquoi nos Églises s'efforcent aux côtés d'autres Églises chrétiennes d'inviter nos contemporains de diverses manières à la repentance et à la foi en Jésus-Christ.

  • La liberté religieuse :

Rendues attentives par leur histoire aux risques d'intolérance en matière religieuse, les Églises baptistes ont toujours milité pour un strict respect de cette liberté fondamentale : nul n'a le droit d'imposer par la force à un autre ses propres convictions et les États ont pour mission de garantir une pleine liberté de conscience en la matière.

  • La séparation de l'Église et de l'État :

Séparées de l'État par nécessité, les Églises baptistes le sont aussi par conviction. A notre sens, l'État n'a pas vocation à exercer un contrôle sur les convictions religieuses des citoyens, de la même manière que l'Église doit renoncer à contraindre les hommes et à exercer une puissance temporelle. Notre mission est de servir en proclamant l'Évangile et en luttant pour faire triompher la foi, l'amour et l'espérance.

samedi 7 juin 2008

L'Eglise protestante baptiste de Strasbourg et Campagne

Après avoir tenu ses cultes dans des locaux associatifs prêtés par "Joie de Vivre", l'Eglise se réunit tous les dimanches matins à 10h00 à Lingolsheim, dans la chapelle Saint-Marc. Nos frères luthériens (EPCAAL) ont mis leur chapelle et les locaux annexe à notre disposition. Qu'ils en soient ici remerciés.
Pour tout renseignement, nous vous invitons à aller sur le site de l'Eglise.
Le site s'est aussi enrichi d'une galerie de photos. Bonne visite !